Roads and Desires: Sebastia, 7 aprile

Bassel Aklouk

Ivano Gorgoni Dice:
aprile 7, 2010 alle 3:44 pm |

Quello che incontriamo qui, lungi dall’essere ciò che la nostra società avrebbe perso o infranto ( sappiamo poi che qui non e’ un qui qualsiasi), è ciò che ci accade qui, questione, attesa, evento, urgenza, desiderio, a partire da qui .
Perché probabilmente potrebbe essere un altro nostro punto di partenza. Tantissime immagini, tantissima aspettativa da parte delle persone che stiamo incontrando che ci chiedono di tornare, tantissimi pezzi di vita che gli uomini e le donne portano.
Poi, per me, Sofia che passa tutto il giorno a giocare con i bambini per le strade di Sabastia, che mi appare come mi appariva il mio paese, nel basso salento, nei racconti di mia madre sulla sua infanzia. Questo tempo senza tempo, in anarchia, che perderà tra qualche giorno, a casa.
Essere venuti qui a portare il nostro lavoro, e non in un’altra capitale, dopo Atene, Parigi, Nicosia, Amman, Tirana, Istanbul, Barcellona, Damasco ( ed anche Ramallah, tra qualche giorno, sarà un’altra capitale), non è una nostra invenzione, un Eureka improvviso di fronte alla scoperta imprevista. Se un’ invenzione è, non proviene da noi, ma da loro, dagli altri qui; un evento inatteso che accade come un inatteso dono dell’altro, facendo cadere nel ridicolo ogni progettualità. L’incontro è anche sempre iniziativa dell’altro, e noi dobbiamo sapere preparare lo spazio perché accada, anche se incalcolabile e imprevedibile
Anche se qui oscilliamo l’estrema rassomiglianza e la totale irriconoscibilità, per esempio la condizione delle donne. Forse è anche il solo modo possibile per un incontro, non fare del prossimo il proprio prossimo
Noi faremo di tutto per tornare, ma domani ci sottrarremo, lasciando una traccia, non una presenza. Ed anche le persone che abbiamo incontrato qua lasceranno una traccia in noi, non una presenza.
“Presagisco la mia assenza nella lacerazione, nel sentimento penoso di un vuoto. La presenza altrui si rivela attraverso questo sentimento. Ma essa è pienamente rivelata soltanto se l’altro, da parte sua, si china egli pure sull’orlo del suo nulla, o se vi cade”

  • Francis Leonesi Dice:
    aprile 7, 2010 alle 3:55 pm | 31 mars Amman en perpétuelle construction

    Une ville en batir en construction importants travaux ici et là un peu partout aucun grate-ciel ici on a de l’espace pour l’instant peu de maisons anciennes de nombreux terrains vagues aèrent les different quartiers espaces de libertés souvenirs d’enfance le “tas de terre” derrière la maison où l’on jouait aux indiens témoin de nos facheries pichrocolines qu’une partie de billes achevait de consommer Gégé les jumeaux Marcel Craie Stanislas qui avalait les orvets grappes humaines aspettando il bus le long des trottoirs aux carrefours chapelets d’usagers en attente sortie d’Amman le ministère des Affaires Etrangères en avant-poste on devine sur la route de la Mer Morte la marmotte du désert la nouvelle extension de la capitale les habitations s’espacent de plus en plus paysage méditerrannéen mes garrigues adolescentes l’herbier de monsieur Loze oliviers raisonnables en regard des géants des Pouilles mes revisions enflammées du bac dans la pinède qui surplombe l’entrée de l’autoroute à Vedène vié d’ane vié d’ase me revient à l’esprit ma detestation de ce bled imbecile retour de flames le paysage s’élargit petites accrochées à la colline où l’on n’y vient pas à pied la montagne étale ses contreforts chauves par endroit une, deux cabanes de tole abrite le soir venu un troupeau de chèvres un berger ici et là une paire d’hommes sous un arbre pour l’informel café d’une matinée bien avancée on attend on attend à l’ombre d’un arbre d’une pergola improvisée au bord de la route plus loin à l’écart quelques femmes un monde les sépare des homes une vie d’attente et régulièrement partout le roi te salue seul en famille en soldat en sportif en civil souriant sévère au poste frontier attentionné avec son épouse aux carrefours dans tous les lieux publics dans les coulisses du theatre meme dieu lare de la machinerie (est-ce bien lui qui tire toutes les ficelles ?) le père bienveillant foettard à l’occasion son père aussi est present finalement on n’aura pas dit :”c’est fini !” au petit roi de Jordanie Hussein a quitté la scène è intrato il figlio depuis quelques tours de pistes et déjà on prépare le dauphin paysages d’Algérie à perte de vue aperti meme présence militaire aussi plus discrete aux points stratégiques only on s’approche du premier check point le jordanien changement de bus navette entre les deux (les trios) frontières l’étroit goulot plutot tranquille de ce coté-là la région est si chaude que par endroits meme les rochers ont bronze prémices du desert falaises claires et nues une sablière à la frontier ? premiers panneaux en hébreux nous sommes le grain de sable de ce sablier qui s’écoule lentamente tu non scendi più la china non l’abbiamo salito neanche una storia sbagliata Allenby bridge poste de douane in the middle of nowhere l’entrée dans Israel par un énorme terrain vague en forme de camp retranché jeunes gens jouant aux soldats rayban et mitraillettes “nice place to live ! good life ! nice place to live !” s’obstine à me convaincre mon voisin dans ma 3ème ou 4ème file d’attente à la douane plusieurs heures ci vuol una santa pazienza beaucoup de flics en civil aussi l’arrivée à Jericho dans les cris des taxis ballet de minibus jaunes un joli bazaar ! Jericho traverse dans une ambiance totalement différente de celle d’Amman un coté Afrique du Nord rues, routes pas très larges magasins sans devanture en route pour Nablous et Sabastia la nature l’emporte complètement maintenant la montagne écarte ses pattes d’ours vertes un habitat clairsemé quelquefois de fortune petites fermes basses des troupeaux de fermes quelques moutons je pense en les voyants à la vie des bergers au milieu de ces pierres et de leurs bêtes sur leur ane, immobile, comment occupant-ils leur temps ? pensent-ils revent-ils toute la journée ? leur regard se perd-t-il dans le vide ? est-ce-qu’ils s’ennuient ? savent-ils ce qu’est l’ennui ? philosophe sans aucun doute l’ane ici est encore un auxiliaire actif du paysan du berger longue route zigzagant dans la montagne toute de roches et rochers maintenant pierres dessinant dans la lumière vespérale un graphisme contrasté la Mer Morte dans le lointain bientot cachée des villages apparait sur certaines cretes des champs d’oliviers leur sol ocre ratissé certains sillons ondulent plus larges entre les arbres comme une signature (une technique d’irrigation ?) jeunes pousses à l’abri de bidons recycles de temps en temps une implantation israèlienne point d’observation station gaz ou settlement colon le pays est divisé en 3 zones A sous controle palestinien B israèlo-palestinien C israèlien Sabastia appartient à la 3ème zone c’est vous dire si les demarches administrative sont simples arrivèe à Sabastia alle 6 pm une petite attraction nostramico Omar est d’un village voisin Sabastia gros village rural peccore tracteurs thousands kids in the streets la lune pleine luna piena piena luna levi la mia penna prendi mia pena la lune pleine watching over son troupiau de loupiotes all over the hills in front of the house in the valley bellow a silent car is sliding away Jerusalem 55,54 km El Qods.

  • Francis Leonesi Dice:
    aprile 7, 2010 alle 3:58 pm | 1er avril And Palestinans invented goat cheese

    Prima mattina a Sabastia tutto il sole è mio è nostro uno sveglio a la campania breakfast a casa local great cheese

    Un pied de vigne avec le temps a grandi pour couvrir une pergola un pied de vigne qui poussait à l’extérieur du jardin quando la gente a construit le mur ils y ont laissé une ouverture un passage un buco pour la vigne torsade traversante puissante et tranquille (comme un ane, pocapoco ,un pied devant l’autre, un pas à la fois) ambivalence équivoque speranza pazienza patience et longueur de temps font plus que force et que rage dans les fissures d’une chape de beton sempre l’erba cresce la mousse s’accroche aux pierres obstination de plantes opiniatres et solitaires en équilibre tranquille sur un mur abandonné ou peu entretenu équivoque ambivalence se nourrir de ce qui vient de l’extérieur de l’autre coté du mur dépouiller l’autre le voisin e qui penso e parlo de la zone C dove when there’s une découverte archéologique in Sabastia israeliani la récupère pour leur(s) propre(s) musée(s)

    La nostra rondina rondinella è tornata fare la primavera a Lecce lasciandoci ancora un po’ in inverno, lo sai la Sai ?

  • Francis Leonesi Dice:
    aprile 7, 2010 alle 3:59 pm | 3 avril Sans titre

    Tre giorni a Sabastia già villagio della mediterrannea come siamo vissuto dalla popolazione ? Helo what’s your name ? keep asking us the kids first english words sentences they’re learning at school our landlord is taking any opportunity to walk in our flat to see the girls’room I suppose how many people are living here ? we keep answering five khamsa cinque several times a day what’s the matter ? the shop keepers are certainly cheating on us with the price they charge us comment leur en vouloir ? There are some faces really friendly and some just indifferent no hostility at all “welcome to our country !”

    Third day of the workshop too how many people will come today ? ponctualité midèlorientale …

  • 4 Comments on "Roads and Desires: Sebastia, 7 aprile"

    1. mi piace questo viaggio tra emozioni e sensazioni ove il senso del mediterraneo regna sovrano…

    2. Incontrare gli altri, condividere esperienze, uscire dal proprio terrritorio e dalle abitudini consuete (non soltanto per mero turismo), è quanto di più alto e di più umanamente elevato si possa fare per arricchire la propria formazione e la propria vita. Vi invidio questo tempo trascorso in amicizia e nello scambio reciproco: soprattutto il tempo senza tempo, in anarchia, del gioco di Sofia e degli altri bambini. Lo stare insieme è sempre l’ avventura più importante! certo che dopo viene il distacco, il momento del saluto e dell’ addio… ma non credo che dopo resti il “niente”.

      Un saluto,

      Rosaria

    3. Vorrei dire tanto di più che un semplice *grazie*..
      E’ di una tale bellezza tutto..ciò che da Ivano Gorgoni sgorga,
      ed i commenti degli Amici..
      Anche io non credo che ciò che resta sia il Niente.
      Nel niente non è sosta nè viaggio nè ritorno.
      Ancora meno Partenza…
      Frammenti, particole nella nostra memoria e sulla pelle, nelle narici e
      nelle orecchie..Nel palato e nel nostro desiderio..
      di trattenere sempre.Di non lasciar andare via ciò che continua a fluttuare
      dentro e intorno a noi..
      [Grazie per le emozioni…Marlene]

    4. Aggiungo un commento di Raffaella Ruju lasciato su FaceBook. Ringrazio Raffaeella, Rosaria e Marlene e tutti quelli che continuano a seguire le vicende dei nostri in Palestina:

      in questo racconto ho incontrato le due strade che l’autore percorre, la prima conduce al luogo e alle persone reali mentre la seconda penetra le vie intime del sentimento, le tracce ( questa traccia diventa azione concreta che porta al dolore dell’allontanamento/partenza) che l’uomo lascia segnate da una chiave filosofica molto sottile…molto bello…grazie
      Raffaella Ruju

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